ALERTE PATRIMOINE : Une annexion illégale de 2 mètres de parties communes en toute discrétion

Publié le 02/08/2026


Article d'Information : Empiètement et Destruction de Parties Communes — Décryptage Juridique d'une Voie de Fait
Un évènement grave survenu l'an dernier durant la période estivale nécessite toute notre attention collective. Une atteinte directe a été portée à l'intégrité physique et juridique des parties communes de notre résidence. Afin de rétablir la vérité sur les faits et d'éclairer l'ensemble des copropriétaires sur leurs droits, voici une analyse approfondie de la situation.
  1. Les Faits : Une appropriation unilatérale accomplie par surprise

L'été dernier, à la fin du mois de juillet, l'acquéreur de la parcelle voisine côté plage s'est présenté sur notre parcelle accompagné d'ouvriers et de matériel de chantier. Profitant de la période estivale et de l'absence de nombreux occupants, il a fait procéder à l'arrachage systématique de notre haie séparative ainsi qu'à la coupe de plusieurs arbres.

Dans la foulée, il a installé une palissade privative à l'intérieur même de notre terrain, s'appropriant sans droit ni titre une bande de parties communes de 2 mètres de largeur sur toute la longueur de la frontière. Pour justifier cette action brutale, l'intéressé a prétendu que cette bande de terrain lui appartenait.

### Point Clé — Absence totale de concertation

Aucune décision d'Assemblée Générale n'a autorisé cette modification des parties communes ou de l'aspect extérieur de l'immeuble. La copropriété a été placée devant le fait accompli.

2. Les Qualifications Juridiques : De multiples infractions constatées ----------------------------------------------------------------------

Contrairement aux affirmations du voisin, l'exécution forcée de travaux sur le fonds d'autrui ne constitue pas une simple démarche d'entretien, mais plusieurs infractions caractérisées sur le plan civil et pénal :

  1. Le rôle du Commissaire de Justice (ex-Huissier) et du soi-disant "Bornage"

Plusieurs témoins ont rapporté la présence d'un huissier lors des opérations. Il convient de clarifier le rôle exact de cet officier public :

Un commissaire de justice mandaté par un particulier ne possède aucun pouvoir d'autorisation, de jugement ou de validation de limites séparatives. Sa présence visait uniquement à dresser un constat à la demande de son client et à donner une illusion de légalité au chantier pour dissuader les réactions immédiates.

Concernant le prétendu bornage révélé ultérieurement, la règle juridique est catégorique : un bornage n'est opposable que s'il est contradictoire (signé par l'ensemble des propriétaires concernés). Pour les parties communes d'une copropriété, seul le syndic, expressément mandaté par un vote en Assemblée Générale, avait la capacité de signer un procès-verbal de bornage. Un document établi unilatéralement ou sans accord préalable de l'AG est frappé de nullité à l'égard de notre syndicat.

  1. La Défaillance du Syndic et la Défense de Notre Patrimoine

Obligation du Syndic (Art. 18 Loi 1965) Constat dans le litige actuel Action de Régularisation Requise
Conservation de l'immeuble et des parties communes Absence de réaction face à l'empiètement et à la destruction d'arbres Mise en demeure immédiate sous astreinte de remettre les lieux en état
Information des copropriétaires Défaut d'information de la copropriété lors de la survenance des faits Inscription d'une résolution spécifique à l'ordre du jour de la prochaine AG
Représentation en justice de la copropriété Inaction et absence de procédure de référé engagée Mandat donné par l'AG ou action individuelle d'un copropriétaire en justice
  1. Quels sont nos recours et les prochaines étapes ?

Face à cette tentative d'annexion de 2 mètres de notre terrain, la copropriété dispose d'armes juridiques solides. La jurisprudence accorde à chaque copropriétaire le droit d'agir individuellement pour faire cesser une atteinte aux parties communes si le syndic reste inactif.

Les actions à mener d'urgence :

  1. Faire dresser un constat par commissaire de justice pour acter la position exacte de la palissade et la destruction de la végétation.
  2. Adresser une mise en demeure formelle par LRAR au voisin réclamant l'enlèvement sous huitaine de la clôture et la replantation de la haie à ses frais.
  3. Exiger du syndic l'inscription de poursuites judiciaires (référé) à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale, ou engager une procédure individuelle d'urgence face au trouble manifestement illicite.

L'intégrité de notre domaine collectif ne peut être rognée au gré d'initiatives unilatérales. Restons vigilants et mobilisés pour faire respecter nos droits.