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Publié le 02/08/2026
L'été dernier, à la fin du mois de juillet, l'acquéreur de la parcelle voisine côté plage s'est présenté sur notre parcelle accompagné d'ouvriers et de matériel de chantier. Profitant de la période estivale et de l'absence de nombreux occupants, il a fait procéder à l'arrachage systématique de notre haie séparative ainsi qu'à la coupe de plusieurs arbres.
Dans la foulée, il a installé une palissade privative à l'intérieur même de notre terrain, s'appropriant sans droit ni titre une bande de parties communes de 2 mètres de largeur sur toute la longueur de la frontière. Pour justifier cette action brutale, l'intéressé a prétendu que cette bande de terrain lui appartenait.
Aucune décision d'Assemblée Générale n'a autorisé cette modification des parties communes ou de l'aspect extérieur de l'immeuble. La copropriété a été placée devant le fait accompli.
Contrairement aux affirmations du voisin, l'exécution forcée de travaux sur le fonds d'autrui ne constitue pas une simple démarche d'entretien, mais plusieurs infractions caractérisées sur le plan civil et pénal :
Plusieurs témoins ont rapporté la présence d'un huissier lors des opérations. Il convient de clarifier le rôle exact de cet officier public :
Un commissaire de justice mandaté par un particulier ne possède aucun pouvoir d'autorisation, de jugement ou de validation de limites séparatives. Sa présence visait uniquement à dresser un constat à la demande de son client et à donner une illusion de légalité au chantier pour dissuader les réactions immédiates.
Concernant le prétendu bornage révélé ultérieurement, la règle juridique est catégorique : un bornage n'est opposable que s'il est contradictoire (signé par l'ensemble des propriétaires concernés). Pour les parties communes d'une copropriété, seul le syndic, expressément mandaté par un vote en Assemblée Générale, avait la capacité de signer un procès-verbal de bornage. Un document établi unilatéralement ou sans accord préalable de l'AG est frappé de nullité à l'égard de notre syndicat.
| Obligation du Syndic (Art. 18 Loi 1965) | Constat dans le litige actuel | Action de Régularisation Requise |
|---|---|---|
| Conservation de l'immeuble et des parties communes | Absence de réaction face à l'empiètement et à la destruction d'arbres | Mise en demeure immédiate sous astreinte de remettre les lieux en état |
| Information des copropriétaires | Défaut d'information de la copropriété lors de la survenance des faits | Inscription d'une résolution spécifique à l'ordre du jour de la prochaine AG |
| Représentation en justice de la copropriété | Inaction et absence de procédure de référé engagée | Mandat donné par l'AG ou action individuelle d'un copropriétaire en justice |
Face à cette tentative d'annexion de 2 mètres de notre terrain, la copropriété dispose d'armes juridiques solides. La jurisprudence accorde à chaque copropriétaire le droit d'agir individuellement pour faire cesser une atteinte aux parties communes si le syndic reste inactif.
Les actions à mener d'urgence :
L'intégrité de notre domaine collectif ne peut être rognée au gré d'initiatives unilatérales. Restons vigilants et mobilisés pour faire respecter nos droits.